En marche !

Après avoir favorisé le transport par car (loi pour l’activité et la croissance) , pour les démunis, voili la marche, c’est dire la régression.

En marche… Certes, mais dans quel sens ?

Le sieur, bien nommé Emmanuel MACRON a pris le soin de ne pas préciser le sens de la marche…

En effet, la précision d’une telle assertion est primordiale, car l’on peut considérer qu’il s’agit soit d’une marche avant soit d’une marche arrière…

Cependant, au regard des idées exprimées par le bien nommé et de la politique « sociale » menée par le gouvernement auquel il appartient, l’on peut, sans peine, considérer qu’il s’agit d’une marche arrière.

Sans titre

Et puis, Historiquement, il y a des « marches «  de références

Emmanuel Macron tsé toung le « Grand Timonier »,

… La « longue marche… » Celle de Mao tsé toung – c’est la « Longue Marche »… Commencée le 15 octobre 1934, elle prit fin le 19 octobre 1935.

En 1927, les communistes fuient vers les montagnes et parcourent 12 000 km le plus souvent à pied… Je vous raconte pas la promenade !

Une « petite ballade » de plus d’un an, de l’Armée rouge chinoise et une « partie du Parti » communiste chinois pour échapper à l’Armée nationale révolutionnaire du Kuomintang de Tchang Kaï-chek durant la guerre civile chinoise.

Poète malgré tout ! Mao tsé toung a écrit ces quelques vers sur la longue marche : « L’Armée Rouge ne s’effraie pas de la Longue Marche.
 Dix mille rivières, mille monts ne sont rien pour elle.
 Les Cinq Pics sinueux sont de petites vagues,
 Le vaste Wu Mong est une motte de terre qu’on foule aux pieds.
 Tièdes étaient les rochers où se brisait la rivière aux Sables d’or,
Glacées étaient les chaînes de fer du pont de la Tatu.
Passé le mont Mien aux mille pieds de neige,
 La joie de toute l’armée fut immense. »

Petite nuance, elle coûta la vie à entre 90 000 à 100 000 hommes rien qu’au sein des communistes…

 Et After ? Le « Grand Bond en avant » (1958 -1962)

Mao tsé toung après avoir éliminé toute forme de contestation…, décide en mai 1958, une politique destinée à « doper » la révolution : c’est le « Grand Bond en avant », censé augmenter en un temps record la productivité du pays, à réviser à la hausse les objectifs, à accélérer la croissance économique et la construction du socialisme. Rien que cela ! Il s’agit d’un énorme effort collectif consistant à transformer radicalement le mode de production. «Il fallait battre tous les records» écrira René́ Dumont «dans n’importe quelles conditions… »

Les résultats seront catastrophiques : 1960 est sans doute l’année la plus noire de l’histoire de la Chine qui engendra la plus grande famine du XXème siècle, et provoqua la mort de dizaine de millions de chinois. Ce sera l’une des plus grandes catastrophes humanitaires de l’histoire

Le « Grand Bond en Avant » est dans le prolongement de la Campagne des « Cent Fleurs », de 1957, visant à éveiller l’expression populaire – « Que cent fleurs s’épanouissent, que cent écoles rivalisent! » – afin de mener une grande campagne de rectification à l’échelle du pays tout entier.

mahat Emmanuel le « Mahatma »

La marche du sel (300 km) en mars 1930 où Gandhi défie les Anglais.

En Inde, sous la colonisation anglaise, c’était un délit de fabriquer du sel, d’en posséder, de le vendre, de l’acheter, de le colporter, et même d’emporter le sel naturel d’ une plage… Cet impôt est pour Gandhi « la taxe la plus inhumaine que l’ingéniosité de l’homme puisse imaginer ».

Le 12 mars 1930, Gandhi, â quitte la ville d’Ahmedabad à la tête de 79 compagnons. Ils marchent vers le village de Dandi situé au bord de l’Océan Indien.

 Le 6 avril, Gandhi ramasse sur la plage un peu de sel. A partir de cet instant, il devient un rebelle à l’empire britannique. Il lance alors le mot d’ordre de la désobéissance civile à tous les Indiens.

Le 9 avril, il affirme dans un message à la nation : « Aujourd’hui, tout l’honneur de l’Inde est symbolisé par une poignée de sel dans la main des résistants non-violents. Le poing qui tient ce sel pourra être brisé, mais ce sel ne sera pas rendu volontairement ».

Comme l’a écrit Jean-Marie Muller, « il y a sans doute un avant et un après Gandhi, à la fois dans la réflexion philosophique sur l’exigence de non-violence qui fonde l’humanité de l’homme et dans l’expérimentation de la stratégie de l’action non-violente qui permet la résolution pacifique des conflits ». Hé manu et ouat ?

 Emmanuel… « Faut pas rêver et fait pas rêver… »liuthere

« I have a dream » la Grande marche de Washington pour les droits civiques conduite par Martin Luther king en août 1963. La marche vers Washington pour le travail et la liberté́ se termine le 28 août 1963 par le rassemblement de 250 000 personnes dans la capitale.

 Martin Luther King prononce son discours célèbre I have a dream (« je fais un rêve ») au pied du Lincoln Memorial. Il est reçu le jour même à la Maison Blanche par le Président John Fitzgerald Kennedy. Martin Luther King devient le plus jeune lauréat du prix Nobel de la paix en 1964 pour sa lutte non violente contre la ségrégation raciale  et pour la paix.

 Alors ! « Manu… » quel type de marche ? Un léger souhait quand même… que cela ne soit pas la marche funèbre de Chopin et Beethoven

Moralité…

 

attention

Florilège sur la « marche »… à méditer…

Le vieux sage a dit : « L’homme jeune marche plus vite que l’ancien. Mais l’ancien connait la route ».

« L’enfant marche joyeux, sans songer au chemin ; il le croit infini, n’en voyant pas la fin ». (Alfred de Musset)

 Et puis, Victor Hugo, éminence des siècles… qui prémonise…« Le plus excellent symbole du peuple, c’est le pavé. On marche dessus jusqu’à ce qu’il vous tombe sur la tête.”

 Et Johann Wolfgang Von Goethe (Faust) qui clame que “Tout homme qui marche peut s’égarer.”

 Sans oublier, Émile de Girardin (Pensées et maximes – 1867) devin… « Vouloir faire marcher en avant un ministère sans idées, autant vaudrait entreprendre de faire remorquer un convoi par une locomotive sans combustible !”

 

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Urgence saturée

Amnesty dénonce et s’alarme de la pertinence d’assignations à résidence et des perquisitions

Etat d’urgence et état de droit

L’organisation souligne et illustre les « violations des droits humains » constatées  depuis son l’instauration de l’état d’urgence (nuit du 13 au 14 novembre).

Ce dispositif permet, de mener des perquisitions et de prononcer des assignations à résidence sans l’accord préalable d’un juge. Or, ces dernières ont été parfois appliquées de façon arbitraire et brutale selon Amnesty.

De la nécessaire lutte contre le terrorisme aux perquisitions abusives

A tout le moins normal, il était l’exception. Mais l’état d’urgence est désormais prolongé devenant une règle aux mesures dérogatoires ne relevant nullement de procédures judiciaires.

Amnesty International dénonce « des mesures appliquées de façon bien trop généralisée et, dans certains cas, arbitrairement ».

Des perquisitions « aux motifs vagues »nono

  • 3 242 perquisitions ordonnées directement par le préfet, sans contrôle préalable d’un juge, ainsi que des assignations à résidence de personnes « susceptibles de troubler l’ordre public ».

Aucune suite n’a été donnée pour la majorité des 381 assignations à résidence décidées depuis le 13 novembre.

Celui qui y est soumis doit « pointer » au commissariat de sa ville, dont il a interdiction de s’éloigner.

Là encore, Amnesty déplore « des motifs vagues », basés le plus souvent sur des « notes blanches » des services de renseignement . Ainsi cette ex-compagne d’un musulman considéré comme radical. « On ne vit pas dans la même région. Je n’ai jamais porté le voile et je suis assignée, alors que lui ne l’est même pas », s’étonne cette femme à laquelle, rien n’a pourtant été reproché.

John Dalhuisen, d’Amnesty International :

« Des pouvoirs exécutifs étendus, assortis de très peu de contrôles sur leur application, ont causé toute une série de violations des droits humains », .

« Nous ne voyons pas comment les autorités françaises pourraient prétendre qu’il s’agit là d’une réponse proportionnée aux menaces qui pèsent sur elles ».

Des dizaines de réclamations reçues par le Défenseur des droits

Par ailleurs, des dizaines de dossiers, principalement liées à des perquisitions et assignations à résidence, sont  sur le bureau de Jacques Toubon (Défenseur des droits), dont la mission consiste à d’aider les citoyens pour faire valoir leurs droits. Selon son premier bilan, « 42 réclamations » ont été reçues après l’instauration de l’état d’urgence en l’espace de cinq semaines, entre le 26 novembre et le 31 décembre. Parmi ces dernières, deux ont eu pour conséquence un licenciement.

Certains médias ont fait état d’assignations à résidence « abusives » de militants écologistes censés représenter un « danger pour la sûreté de l’État ». Les interpellations musclées de sympathisants zadistes…

Certain avec humour (vu sur internet)humour perquis

 

 

 

 

 

Amnesty demande que l’état d’urgence ne doit pas être prolongé, sauf si le gouvernement prouve que ces mesures sont indispensables.

D’autres voix s’élèvent… Non mais !

Plusieurs organisations, en France et à l’étranger, ont fait part de leurs interrogations, voire de leur hostilité concernant le maintien de l’état d’urgence, notamment le Conseil de l’Europe et le Conseil national des barreaux (CNB), représentant des avocats français.

Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH)

Au lendemain du vote par le Parlement de la prorogation de l’état d’urgence, c’est un constat sévère que dresse la Commission sur la mise en œuvre de l’état d’urgence – Abus, dérives, débordements, détournements – des détournements de l’état d’urgence, sans lien avec la lutte contre le terrorisme, pour entraver des manifestations d’écologistes, de syndicalistes.

députésLe contrôle de l’état d’urgence est décidé par la seule autorité administrative (ministre de l’Intérieur, préfets).

Conséquemment,  l’état d’urgence échappent totalement au contrôle du juge judicaire. Et ce même, si un contrôle du juge administratif a lieu posteriori , souvent entravée par la pauvreté des pièces soumises au contrôle dudit juge.

Christine Lazerges, présidente de la CNCDH, rappelle que « l’état d’urgence est un état d’exception qui doit demeurer circonscrit dans le temps, encadré et contrôlé strictement. La sortie de l’état d’urgence est une décision politique difficile, mais impérative. Le tribut que l’état d’urgence fait subir à la Nation et à ses citoyens est trop lourd, le respect de l’état de droit est un horizon non négociable ».

Les libertés en prennent un sacré coup sous la « droiche »

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Mais…

Vive la femme…


femmeLes femmes payées 59 jours de moins par an que les hommes

Le 2 novembre marque le jour de l’année où les femmes en Europe cessent de percevoir un salaire quand les hommes continuent d’être payés jusqu’au 31 décembre

Avec un salaire inférieur en moyenne de 16,3% par rapport aux hommes, les femmes européennes sont payées 59 jours de moins par an que les hommes.

Tant et si bien que depuis le lundi 2 novembre c’est un peu comme si elles travaillaient pour des prunes ont relevé dans un communiqué Frans Timmermans, le vice-président de la Commission européenne et deux autres commissaires. «Lundi 2 novembre marque le jour de l’année où les femmes en Europe cessent de percevoir un salaire quand les hommes continuent d’être payés jusqu’au 31 décembre» ont-ils fait savoir.

Pour eux, cet écart de salaire «n’est pas seulement injuste, injustifié et inacceptable à court terme», il l’est aussi à long terme car «il s’accumule tout au long de la carrière d’une femme et se traduit par un écart encore plus significatif de retraite, avec des pensions pour les femmes inférieures de 39% à celles des hommes.»

Le 6 novembre pour les Françaisestravail egal

Et l’optimisme n’est pas encore de mise. «Au rythme actuel, les écarts de salaire entre sexes se réduisent si lentement que nous devrons attendre 70 ans, soit deux générations, pour atteindre l’égalité salariale,» déplorent les commissaires.

Ce 2 novembre s’entend pour les salaires en Europe. Mais la France ne peut guère claironner. Dans l’Hexagone, l’écart de rémunération entre hommes et femmes est légèrement inférieur à la moyenne européenne et se situe à 15,2 % selon les statistiques récentes . En reprenant la même méthode que la Commission européenne, les Françaises, elles, commencent à travailler «pour rien» le vendredi 6 novembre.

Et ce n’est pas fini…

L’écart de salaire entre hommes et femmes s’élevait à 16,4% en 2013 dans l’Union européenne, et les pays du nord de l’Europe sont loin d’être les plus vertueux, selon des chiffres publiés jeudi par l’office européen de statistiques Eurostat.

C’est l’Estonie qui compte l’écart de rémunération entre hommes et femmes le plus élevé: il atteignait 29,9% en 2013. Suivent l’Autriche (23,0%), la République tchèque (22,1%) et l’Allemagne (21,6%).

A l’inverse, c’est en Slovénie que l’écart était le plus faible (3,2%), suivie par Malte (5,1%), la Pologne (6,4%), l’Italie (7,3%) et la Croatie (7,4%).

La France se situe dans le milieu de tableau, avec un écart de 15,2%, comme la Suède.

L’écart a diminué depuis 2008manif

Par rapport à 2008, l’écart a diminué dans une majorité de pays de l’UE, mais a augmenté dans une dizaine d’autres comme au Portugal, où il s’est accru de 3,8 points de pourcentage à 13,0%.

Égalité femme-homme : la France se classe 15ème au niveau mondial (février 2016)

Le Forum économique mondial plus connu sous le nom de « Forum de Davos » en suisse réunissant les « élites »…

Pour la petite histoire : le Forum de Davos a été créé par un universitaire allemand, habitant et enseignant en Suisse, Klaus Schwab. Impressionné par Le Défi américain publié par Jean-Jacques Servan-Schreiber en 1967, ce jeune enseignant, qui avait étudié en partie au Massachusetts Institute of Technology (MIT, université située près de Boston, considérée comme leader en sciences et technologie), souhaitait y répondre en lançant un « défi européen ». Pour cela, il fonde une association, l’European Business Leaders, et organise un premier symposium en 1971, financé notamment par Raymond Barre, alors commissaire européen aux affaires économiques.

Donc, ledit forum a publié son rapport annuel sur les inégalités femme-homme.

Au programme : l’évaluation et le classement de plus d’une centaine de pays sur l’égalité entre les sexes en matière d’accès à l’éducation, à la santé, au pouvoir politique et à l’économie du pays.

Le rapport montre tout le travail qu’il reste à faire avant que le monde ne soit égalitaire. Bon, cela n’est pas une découverte en soit, il suffit de respirer pour en être convaincu !

Les femmes gagnent le salaire des hommes en 2006manif2

Le revenu moyen (De 2006 à 2015) d’une femme a augmenté de 5000 (en dollars) : elle gagne désormais 11.000 (en dollars) annuels, soit le salaire moyen d’un homme en 2006. Les messieurs, eux, ont vu leur revenu augmenter de 10.000 (en dollars) en dix ans, pour atteindre 21.000 (en dollars) annuels en moyenne.

Le classement de 145 pays en matière d’égalités femme-homme

Depuis dix ans, le Forum économique mondial analyse en détail quatre domaines : l’accès à la – et à l’éducation – la participation des femmes à l’économie et à à l’exercice du pouvoir politique

La France, elle, est positionnée à la quinzième place, après le Rwanda, les Philippines, la Slovénie, la Nouvelle-Zélande ou encore le Nicaragua.

Cependant, la France est classé au 132ème rang en termes d’égalité de salaire pour un travail similaire. L’écart de salaire annuel moyen entre femme et homme s’élève à 7688 dollars (soit 6888 euros).

Et pourtant… toute leur place dans l’histoire (comme le prouve les différentes photos)

des femmes, pour la première fois distinctement, pendant la Révolution

Dès les premiersguillot de la Révolution, la question des femmes est soulevée.  Par des hommes comme Condorcet (Essai sur l’admission des femmes aux droits de cité) ou des femmes comme Olympe de Gouges, qui proclame en 1791 une Déclaration des Droits de la femme et de la citoyenne. Elle demeure très isolée. Très actives lors des journées révolutionnaires (5-6 octobre 1789, 10 août 1792), revendiquant avec  Théroigne de Méricourt de porter les armes, les femmes restent exclues de la citoyenneté.

Olympe de Gouges est même guillotinée pour avoir voulu « être homme d’État ». Après la Terreur, les rassemblements de plus de 5 femmes deviennent illégaux.

Un quotidien très dur pour les femmes
Qu’ils soient hommes politiques, philosophes ou médecins, les hommes  réaffirment l’infériorité naturelle de la femme, mineure à vie, dont la place est naturellement au sein de la famille dominée par le mari. C’est la philosophie du Code napoléonien, aggravé par l’alliance entre l’Église et la Restauration (1815-1830). Le divorce est ainsi supprimé en 1816… « La femme est une propriété que l’on acquiert par contrat ; elle est mobilière car la possession vaut titre; enfin la femme n’est à proprement parler qu’une annexe de l’homme… » écrit Balzac dans la Physiologie du Mariage.
Juridiquement, la femme est incapable (c’est seulement en 1907 que l’épouse pourra disposer de son salaire – tout en étant souvent le « ministre des finances » dans les milieux populaires ; sa correspondance sera contrôlée jusqu’en 1938

La III° République, issue de la chute de Napoléon III en septembre 1870, rétablit le suffrage « universel », mais sans y inclure les femmes. Victor Hugo, , le dénonce: « Il y a des citoyens, il n’y a pas de citoyennes. C’est là un état violent, il faut qu’il cesse ».

coup de poingUn mouvement suffragiste fait alors son apparition. Des militantes radicales, comme la socialiste Hubertine Auclert, multiplient les épreuves de force : refus de payer l’impôt (« Je ne vote pas, je ne paie pas »), manifestation, attaques d’urnes, candidature électorale. La presse parle alors de « suffragette », comme en Angleterre.

Tiens elles donnent aussi le « coup de poing »

La Journée internationale des droits des femmes est célébrée le 08 mars.

« Le 8 mars : un jour de rébellion des femmes travailleuses contre l’esclavage de la cuisine » (affiche soviétique de 1932)popov

Cette journée est issue de l’histoire des luttes féministes menées sur les continents européen et américain. Le 28 février 1909, une Journée nationale de la femme (National Woman’s Day) est célébrée aux États-Unis à l’appel du Parti socialiste d’Amérique. À la suite d’une proposition de Clara Zetkin en août 1910, l’Internationale socialiste des femmes célèbre le 19 mars 1911 la première Journée internationale des femmes et revendique le droit de vote des femmes, le droit au travail et la fin des discriminations au travail. Des rassemblements et manifestations ont dès lors lieu tous les ans.

Ce n’est qu’en 1977 que les Nations unies officialisent la journée, invitant tous les pays de la planète à célébrer une journée pour les droits des femmes.

Historique du droit des femmes

Les droits des femmes n’ont réellement commencé à évoluer en France qu’il y a quelques décennies.  

bref rappel, sur les deux derniers siècles de l’évolution des droits des femmes.

1791 : Olympe de Gouges rédige la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne »
1792 : La loi permet le divorce par consentement mutuel
1804 : Le code civil prévoit que : « le mari doit protection à la femme, la femme doit obéissance à son mari »
1920 : La loi assimile la contraception à l’avortement qui est considéré comme un crime
1938 : Suppressions de l’incapacité juridique de la femme mariée
1944 : Droit de vote et d’éligibilité pour les femmes.
1946 : suppression de la notion de « salaire féminin »
1956 : Fondation de « la maternité heureuse » qui devient en 1960 Mouvement Français pour le Planning Familial
1965 : Les femmes mariées peuvent exercer une profession sans l’autorisation de leur mari.
1972 : Reconnaissance du principe « à travail égal, salaire égal » – L’école polytechnique devient mixte : 8 femmes sont reçues
1983 : l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes
2012 : Loi relative au harcèlement sexuel.ouvrière

Retraite complémentaire, La gente féminine… quel dommage…

l’accord du 30 octobre 2015 des dommages collatéraux sur les femmes. En particulier, le système d’abattement qui est instauré aboutit à allonger d’un an la durée de cotisation exigée pour toucher sa pension (base et complémentaire) sans subir de décote.

Par exemple, une personne qui souhaite partir en retraite à l’âge légal (62 ans) et qui a la durée de cotisation exigée se verra néanmoins appliquer un abattement de 10 % sur sa pension complémentaire. Et ceci pendant trois ans. Pour ne pas subir l’abattement, elle devra rester en emploi un an de plus, jusqu’à 63 ans. Or, toute augmentation de la durée de cotisation pénalise davantage les femmes car elles ont aujourd’hui encore des carrières en moyenne plus courtes (CDD – temps partiels – mère au foyer etc.). Elles risquent donc plus souvent de voir leur pension amputée par cet abattement. Or celle-ci est déjà bien plus faible que celle des hommes. En effet, en 2014, la pension moyenne de l’Agirc servie aux femmes ne représente que 40,2 % de celle des hommes.

À l’Arrco, les femmes liquident leur retraite 8 mois plus tard que les hommes. La part de femmes subissant déjà une décote sur leur pension de base est supérieure à celle des hommes, et leur décote est en moyenne plus forte… Et elles devront donc bientôt subir également un abattement de 10 % sur leur pension complémentaire ? Ou prolonger leur activité d’un an, alors que dans de nombreux métiers, en particulier à dominante féminine (infirmières, aides-soignantes, etc.) les personnes arrivent déjà aujourd’hui épuisées à l’âge de la retraite ?

Que dire, du partage de l’effort contributif, lorsque 95 % des mesures de l’accord reposent sur la contribution des salariés et des retraités, contre seulement 5 % à la charge des entreprises.

Certes, il fallait faire quelque chose, cela n’est nullement contestable… Mais quand même !

 

ateliermanifftrevoiron

 

 

 

 

L’histoire se répète

airfra

Air France … Sans chemise sans pantalon…

« Trou d’air » à Air France … certes, il convient de ne pas accepter la violence, mais après des milliers de suppression de postes l’on proposait un nième plan de réduction d’effectif de 2900 personnes avec sans doute un futur plan non évoqué… (Alors que la société savait d’ores et déjà que les résultats 2015 seraient pour le moins positif…)

Résultat des courses, le plan B, qui prévoyait 2.900 suppressions de postes, a été en partie abandonné. « En 2016, il y aurait 1.000 suppressions avec des départs volontaires, la partie prévue pour 2017 est annulée », selon Ronald Noirot. Et des résultats financiers (Le résultat d’exploitation de la compagnie a fini dans le vert , pour la première fois depuis 2008) comme quoi… Et s’ils n’avaient rien fait… laisser passer sans s’opposer…

Arrestation au petit matin, menottes et garde a vue pour avoir défendu son emploi

En fait les salariés d’air France n’ont fait qu’appliquer le jargon aérien. (L’humour permet d’aborder les sujets d’une façon détachée se rapporter au petit lexique pour apprécier (*).

« Mayday » « Mayday » Alpha dit « pas bravo » à Charlie.

Le branleur de manche et son âne avaient mis son George (réduction d’effectif) de poser une pétasse pour grimper aux arbres, ni une ni deux les altimètres des salariés ont atteint des sommets et sont partis en vrille… le premier nommé fit l’objet malencontreux d’un Beethoven de la part d’un Béconnard, le second nommé alla effacer la piste via le Gonfleur d’hélice

Les deux premiers nommés Marsouiner ce qui a généré le Mal pavé… Les salariés En table de bistrot qui ne souhaitaient pas être Bétonner on Casser du bois puis Démouler on voulu Décraber et ont appliquer les normes en vigueur soit Faire tomber les stérilets, Napper le client puis mis en oeuvre le process Retourner les pinceaux pour un Retour-bloc de la situation. Qui plus est Faire tabasser (se) est de culture aérienne. Ha ! ces Serveuses de oui(*)Petit lexique du jargon aéronautique

Branleur de manche : Pilote.

Âne : Copilote. (Il est dans la crèche avec le boeuf et le petit Jésus).

Georges : Pilote automatique.

Poser une pétasse : Poser une tôle de réparation ou un renfort local sur un appareil.

Grimper aux arbres : Faire monter son avion très vite.

Beethoven : faire un Beethoven. Rebondir quatre fois lors de l’atterrissage : (Pom pom pom pom).

Béconnard : Spécialiste de l’atterrissage par bonds.

Effacer la piste : Rouler sur toute la longueur de la piste avant de décoller ou après l’atterrissage.

Gonfleur d’hélice : Aide mécanicien.

Marsouiner : Voler en faisant des ondulations.

Mal pavé : Turbulences au cours d’un vol.

En table de bistrot : Virer à plat.

Bétonner : Être cloué au sol à cause d’une mauvaise météo ou d’un problème technique.

Casser du bois : Endommager l’avion, notamment à l’atterrissage.

Démouler : Renverser quelque chose.

Décraber : Rectifier ou annuler une dérive de l’appareil.

Faire tomber les stérilets : Atterrir de façon brutale.

Napper le client : Renverser de la sauce ou de la boisson sur les vêtements d’un client.

Retour-bloc : Retour au bloc de départ dû à un problème technique.

Faire tabasser (se) : Se faire secouer dans un avion lors de turbulences.

Serveuses de oui : Hôtesses (qui circulent avec un pot de thé ou de café). Parce que les pilotes à qui l’hôtesse demande « thé ou café » répondent invariablement « oui ».

Aujourd’hui, l’heure est à l’apaisement fort heureusement. C’est d’abord le changement de ton de la direction qui a désamorcé la situation. L’arrivée de Gilles Gateau, ancien conseiller social de Manuel Valls, coïncide avec un changement de méthode. En effet, en septembre 2015, la direction avait « menacé » les syndicats de suppressions de postes si le plan « Perform 2020 » n’était pas accepté. L’heure n’est plus aux ultimatums.

9 mois ferme… pour apprendre à l’ouvrir

valseHuit anciens salariés de l’usine Goodyear d’Amiens-Nord ont été condamnés mardi à Amiens à 24 mois de prison dont 9 ferme pour la séquestration de deux dirigeants en 2014.

L’histoire se répèterait t-elle ?

– aout 1892, renvoi de CALVIGNAC de sa compagnie en raison d’absences du a son mandat… aout/septembre 1892 arrestation de dix mineurs responsable de la mise à sac du bureau de la direction LOUBET (président du conseil) envoi la troupe (1500 soldats) – 30 octobre CALVIGNAC est réintégré, les grévistes (à l’exception de dix condamnés) sont réembauchés,

1872 – Florent Evrard, (entre la Compagnie d’Anzin à  8 ans pour transporter les bois – Il descend à 10 ans) il est au plus fort de la grève mais les mineurs sont vaincus par la troupe. Il est licencié.

1869 – Louis dit Charles Goniaux (il travaille à 9 ans à la verrerie. Il est galibot à 12 ans aux Mines de l’Escarpelle) lors de la grève il est au premier plan – il est licencié.

1901 – Georges Dumoulin organise la grève de Courrières. Il est arrêté, emprisonné et licencié

1906 – Benoît Broutchoux tente de prendre d’assaut la Mairie de Lens alors que Clémenceau s’y trouve en. Il est arrêté et  emprisonné (C’était un anarchiste).

Il y a cent ans, un « Dreyfus ouvrier »parisien

1910 – le syndicaliste havrais Jules Durand était condamné à mort à la suite d’une machination patronale doublée d’une erreur judiciaire. Aujourd’hui oubliée, cette affaire suscita de vifs débats au sein d’une gauche française alors tiraillée entre les « renégats » du gouvernement et les tenants de la guerre sociale.

La révolte des canuts de Lyon

Le 22 novembre 1831 éclate sur la colline de la Croix-Rousse, au nord de Lyon, la révolte des canuts. Les insurgés prennent pour emblème le drapeau noir et la devise : « Vivre en travaillant ou mourir en combattant ». Le Président du Conseil Casimir Perier, par-dessus tout « soucieux d’ordre »… envoie 20.000 soldats et déclare à la Chambre des députés : « Il faut que les ouvriers sachent qu’il n’y a de remède pour eux que la patience et la résignation ».

1834, À nouveau les canuts lyonnais se soulèvent, après que des meneurs ont été traduits en justice pour avoir dénoncé des baisses de salaires et fait grève. Cette fois, ils trouvent en face d’eux le ministre de l’Intérieur Adolphe Thiers, beaucoup moins accommodant que Casimir Perier, fait donner la troupe. Celle-ci va méthodiquement reconquérir la ville. On compte environ 600 morts et 10.000 arrestations au cours de la « Sanglante semaine » du 9 au 15 avril 1834. La répression rassure les possédants sur la détermination du gouvernement à les protéger contre les « barbares des faubourgs ».

C’est un prélude à la « Semaine sanglante » de 1871 par laquelle le même Thiers mettra un terme à la commune de Paris. – Au lendemain de la commune de Paris, Adolphe THIERS télégraphie aux préfets de la nouvelle république française « le sol est jonché de leurs cadavres, ce spectacles affreux servira de leçon… »

Et oui, l’instauration de la peur peut juguler d’éventuelles velléités… Mais la répression de l’expression et la peur engendre une autre conséquence celle du rejet par le vote.

Il ne s’agit pas pour autant de donner acte à la violence. Il ne faut pas l’admettre, mais il faut la comprendre pour y répondre.

Cependant…

La dictature feutrée de la république

Du latin dictatura, magistrature exceptionnelle de la République romaine attribuant tous les pouvoirs à un seul homme pour un mandat strictement limité.

Régime politique dans lequel le pouvoir est détenu par une personne ou par un groupe de personnes

  • (junte) qui l’exercent sans contrôle, de façon autoritaire et Pouvoir absolu exercé par une personne ou un groupe dans un domaine particulier ; tyrannie.
  • La dictature est un régime politiqueautoritaire, établi et maintenu par la violence, à caractère exceptionnel et illégitime.
  • Elle surgit dans des crises sociales très graves, où elle sert soit à précipiter l’évolution en cours (dictatures révolutionnaires), soit à l’empêcher ou à la freiner (dictatures conservatrices). Il s’agit en général d’un régime très personnel.
  • Le terme dictature a pour origine la République En effet, cas de crise sérieuse, on y créait un « dictateur », magistrat investi de pouvoirs quasi absolus pour une durée limitée (six mois en principe) : ensuite on revenait à l’organisation normale des pouvoirs publics.

Ils sont autoritaires et arbitraires, c’est-à-dire qu’ils suppriment en fait les garanties de la liberté des citoyens, même s’ils continuent à les proclamer en droit …

Par extension, on parle de dictature lorsqu’on veut souligner le caractère violent ou arbitraire.

Le despotisme feutrée de la république

Régime politique dans lequel un seul homme gouverne de façon arbitraire et autoritaire.

Volonté, autorité exercée d’une façon tyrannique ; tyrannie.

L’autocratie feutrée de la république

Système politique dans lequel le pouvoir est détenu par un seul homme, qui l’exerce en maître absolu.

Démocratie (grec dêmokratia)

Système politique, forme de gouvernement dans lequel la souveraineté émane du peuple.

  • Système de rapports établis à l’intérieur d’une institution, d’un groupe, etc., où il est tenu compte, aux divers niveaux hiérarchiques, des avis de ceux qui ont à exécuter les tâches commandées.

La violence du système

Tout au long de l’histoire, il y a eu des évolutions et parfois des révolutions.

Mais ce qui caractérise notre époque c’est avant tout la violence et la brutalité des changements.

 

ça décode grave !

Qu’El Khomnerie !

Réforme du code du travail… selon la ministre…

« Nous voulons améliorer la compétitivité des entreprises, développer et préserver l’emploi, réduire la précarité du travail et améliorer les droits des salariés » explique-t-elle. La ministre estime aujourd’hui que son texte, l’un des derniers du quinquennat sur les questions d’emploi, se situe dans la continuité des précédentes réformes. Mais elle concède que l’exécutif souhaite « changer d’échelle ». Le message est clair… 

«Les Français ont hyper peur des mutations», confiait récemment la ministre du Travail. Avant d’ajouter: «Pourtant, il faut être en capacité de les anticiper, sans quoi ce sera la disparition de notre modèle social.» sauf que les futures disposition auront pour conséquence, justement la disparition de ce dernier.

Le 1er ministre quant à lui, cri à hue et a dia « Moi j’aime l’entreprise… » Etonnant dans la bouche de quelqu’un qui n’a jamais « travaillé » dans une entreprise. Mais au delà, il eut été préférable de dire «  j’aime le monde du travail, celui des entrepreneurs et du salariat… » C’est somme toute différent !

Le président invoque le « choc de simplification » la simplification… pour les entreprises (c’est fait) le choc quant à lui…, il est pour les citoyens et salariés…

Reforme du code du travail, on n’est pas « DUP… »violent

Après avoir voulu « titiller » les seuils sociaux avec la mise en place d’une DUP plus « souple »… Da Vinci code du travail (Un Da Vinci est un robot médical, et plus précisément une machine dirigée par un chirurgien pour réaliser des opérations.).

 Le sieur COMBREXELLE « théoricien » de la réforme du code du travail avait déjà en 2008 sévit lors de la recodification dudit code. A l’époque, on nous avait juré les grands dieux que la recodification se ferait a droits constant… Or, force est de constater que cela ne l’a pas été sur tout !

Le niveau baisse

Aujourd’hui, selon certains, le code du travail serait « illisible » Cette fois c’est sur… le niveau baisse ! Etonnant quand ces affirmations sortent de la bouche de personnes qui ont eux mêmes contribué à la construction et à la rédaction du code (80 % des dispositions du code sont le fruit de discussions notamment  des partenaires sociaux)

Le code du travail c’est notre histoire, construit au fil du temps, celle de nos grands parents, de nos parents, c’est ce qu’ils nous ont légués, nous nous devons de continuer la tradition.

En 2010 nous avons salué comme il se doit son centenaire. On ne saurait gommer plus de cent ans d’histoire (le vieux rêve du Medef).

100 ans d’histoire gommée en un tour de main, ce que nos anciens et nous, avons mis 100 ans a construire.

Déjà Laurence Parisot s’esclaffait « la liberté de penser s’arrête là où commence le code du travail ».

Non le code du travail n’est pas illisible sauf a vouloir le rendre insipide et donc impertinent. Les militants dans toutes les entreprises s’en servent tous les jours dans une parfaite lecture, avec souvent une grande aisance et qui plus est les employeurs tout autant, car il savent aussi le lire.

C’est la bible du monde du travail et il est bien écrit c’est peut être cela qui gène. le Code du travail, c’est 675 pages pour les lois PAS PLUS, le reste : 3 500 pages pour les commentaires, les arrêtés, les décrets. Le code du travail ce ne sont pas des contraintes mais des règles. Or, certains veulent s’en affranchir.

Le fond fait toucher le fond

La « réforme » du code du travail c’est la remise en cause hiérarchisation des normes ! dont personne avant n’avait osait s’y attaquer

La hiérarchie des normes est un classement hiérarchisé de l’ensemble des normes qui composent le système juridique d’un Etat de droit pour en garantir la cohérence et la rigueur. Elle est fondée sur le principe qu’une norme doit respecter celle du niveau supérieur et la mettre en oeuvre en la détaillant. Dans un conflit de normes, elle permet de faire prévaloir la norme de niveau supérieur sur la norme qui lui est subordonnée.

C’est a dire que le code du travail est la norme de base et que tous autre tels que convention collective – accords d’entreprises etc. ne peut être inférieur au code du travail. D’autant plus qu’il y lieu de préciser que certaines dispositions du code du travail permettent déjà de s’exonérer du code du travail mais cela est très bordé et n’est possible que sous certaines conditions

La « réforme » du code du travail verrait les accords d’entreprises prendrait le dessus et ainsi le code du travail…

Même pas peur !bah voayons

La négociation dans les entreprises, depuis des lustres sont assumer et même bien assumer , mais force est de constater qu’aujourd’hui le rapport des négociations dans les entreprises a changé.

Pas très SMART…

Les négociations dans les entreprise sont pour le moins difficile, même dans les grandes entreprises On le voit bien avec le chantage à l’emploi, le chantage aux investissements, le chantage à la délocalisation etc. Prenons le dernier exemple en date de SMART…

Force est de constater que les négociations dans les boites aujourd’hui se font sur la base des propositions de l’employeur et non sur celles des revendications. La base des discussions et le gouvernement l’a bien compris, ce sont les propositions de l’entreprise…

Le code du travail, c’est l’outil le pus important pour les salarié, retirer cet outil, c’est fragiliser les salariés, le syndicalisme, le syndicaliste.

Le code du travail français, un modèle pour les salariés du monde entier qui rêveraient de se le voir appliquer

L’on parle souvent de notre image, celle de la France et des français à l’extérieur – mais si on « reforme » le code du travail, quel message négatif nous lançons à ses femmes et hommes qui dans le monde entier, se battent pour faire progresser leurs droits, …

plein emploiTel père tel fils

Le code du travail serait un « frein à l’embauche » c’est le discours du patronat depuis des lustres. Or, force est de constater que malgré toutes les aides, toutes les reformes ici ou là et ce depuis des lustres n’ont eu que peu ou prou de résultats.

– prenons par exemple Yvon GATTAZ, président du CNPF (ancien MEDEF) et père de Pierre. GATTAZ (président du MEDEF actuel) Yvon, donc, qui en 1995 avait « suggérer » que soit levée « l’autorisation administrative de licenciement » afin de favoriser les embauches (ce qui est déjà en soit contradictoire, mais bref…) et le sieur Yvon GATTAZ avait chiffré la création d’emplois à 500.000. « L’autorisation » fut levée, mais point d’emplois crées et à chaque fois c’est la même chose !

Le fils, Pierre GATTAZ, quant à lui déclare en septembre 2014 « qu’il croit possible  la création d’un million d’emplois dans les cinq prochaines années »

la « réforme » du code du travail, C’est une trahison !

L’arme fatale… anti-syndicats ou Comment contourner les syndicats

Le projet de loi revoit le mode de signature des accords d’entreprise. Nouveauté: un référendum des salariés pourra contourner un « blocage » syndical. De quoi ravir le patronat.

Le droit d’opposition supprimé

Aujourd’hui, pour être valable, un accord d’entreprise ou d’établissement doit avoir été signé par un ou plusieurs syndicats représentatifs (au moins 30% des suffrages exprimés) et, il ne doit pas faire l’objet du droit d’opposition de syndicats représentants au moins 50% des suffrages. C’est ce qu’on appelle le droit d’opposition.

Si le projet de loi était adopté, l’accord, pour être valable, devrait avoir été signé par un ou des syndicats ayant recueilli au moins 50% des suffrages exprimés, et non plus 30%. Le principe majoritaire serait donc consacré, et, logiquement, le droit d’opposition supprimé.

Cependant… une possibilité de référendum d’entreprise va être introduite pour permettre aux syndicats minoritaires (représentant quand même « 30% ») souhaitant signer l’accord de recueillir l’approbation des salariés. Le patronat, est lui, bien sûr favorable à cette disposition qui peut lui permettre de court-circuiter les syndicats.

Comment contourner les syndicats

Moralité si tu a été élu et qui plus est, majoritaire dans ton entreprise, tu ne représente pas grand chose puisque ce vote démocratique peut être remis en cause… Puisqu’il s’agit bel et bien d’une remise en cause de la démocratie sortie des urnes professionnelles.

C’est l’élection permanente… a chaque négociation, l’employeur (en sous main) ou une organisation syndicale minoritaire (ou les deux…) pourront remettre en cause, le syndicat « majoritaire » issu des urnes.

Une marge de manoeuvre inédite pour les entreprises.

Chaque thème (temps de travail effectif, astreintes, temps de pause, durée quotidienne maximale, etc.) est décliné en trois niveaux. Le premier évoquant les règles d’ordre public en la matière, le deuxième précisant tout ce qui relève du champ de la négociation collective, le troisième indiquant les règles supplétives s’appliquant en l’absence de convention ou accord d’entreprise, d’établissement ou de branche.

Des accords collectifs en précarité permanente !

Regrettant que les accords collectifs soient « dormants, jamais renégociés » et « impossibles à dénoncer et à réviser » le gouvernement prévoit deux mesures, au bénéfice total du patronat :

– « Systématiser des clauses de revoyure dans les accords d’entreprise et les accords de branche, et obliger les accords à fixer d’emblée leur durée (déterminée ou non). » Jusqu’ici, les accords étaient à durée indéterminée, c’est l’inverse que le gouvernement veut généraliser ! C’est la précarité appliquée aux contrats collectifs.

– « Simplifier les règles de révision et de dénonciation des accords. » Déjà que, avec la législation actuelle, dans de nombreuses branches et entreprises les patrons dénoncent les accords, ce sera la généralisation demain !

Dérogation à tous les étages , la fin du principe de faveur !

Le premier ministre a annoncé qu’il n’y aurait « pas de remise en cause de la hiérarchie des normes », mais il fait l’inverse. Il a prévu de ré-écrire le Code du Travail avant la fin de l’année, sur une architecture nouvelle.

Le « premier niveau » du Code du Travail prévoirait un socle auquel on ne peut pas déroger (SMIC, durée légale du travail, congés). Quelle « hiérarchie des normes » quand celles-ci sont réduites au strict minimum?

Le « deuxième niveau » ce sont les sujets réservés à la négociation dans les branches et dans les entreprises en sachant que la loi indiquerait comment et sur quels thèmes, les accords d’entreprise pourraient déroger aux conventions collectives.

En décidant de donner « plus de place à l’accord d’entreprise, au plus près du terrain », le gouvernement impose la négociation là où le rapport de forces est le moins favorable aux salariés !

Le « troisième niveau » du Code du Travail, ce sont « dispositions applicables en l’absence d’accord de branche et d’entreprise ». C’est un aveu. Dans la majorité des cas ce seront des dispositions de branche ou d’entreprise qui s’appliqueront; et s’il n’y en a pas, ce sera un Code du Travail ré-écrit, certainement au rabais.

Il s’agit bien d’une pulvérisation du Code du Travail entreprise par entreprise et de la fin du principe de faveur qui garantissait le meilleur au salarié.

Les conventions collectives asséchées !

Il y a actuellement 700 conventions collectives. Le gouvernement affiche l’objectif de les ramener à 200 d’ici 3 ans et à 100 au delà.

Ces regroupements conduiront à une révision à la baisse des conventions collectives comme cela se produit à chaque fois que des conventions collectives fusionnent. En plus, avec la nouvelle loi, elles pourront être conclues à durée déterminée, il sera plus facile les dénoncer. Il s’agit bien de les vider de leur substance ! Et le gouvernement ose dire qu’il veut « renforcer les branches professionnelles »…

Semaine de 60 heures, astreintes non payées…

La durée légale de travail, le principe d’ordre public posé est clair : 35 heures… mais gros ajustements !

Si le texte ne touche pas à la durée légale du travail, il touche bel et bien au temps de travail. Par exemple, la durée de travail hebdomadaire pourrait aller jusqu’à 60 heures dans des conditions exceptionnelles et sous réserve d’un accord collectif, sans que soit nécessaire d’obtenir l’autorisation de la direction du travail.

Retour vers le futur passé – La journée de 8 heures

A nouveau l’histoire se répète, mais à l’envers.

Voili, les patrons qui remettent au gout du jour la journée de huit heure… décidemment, il y a un problème…journée de 8h

1919 : la durée légale du travail est fixée à 8 heures par  jour à raison de 6 jours par semaine, soit 48 heures hebdomadaire.

Un peu d’histoire…

A la mi-novembre 1918, dans l’euphorie de la Victoire, rien ne laissait présager le vote de cette loi.

Le 24 octobre une proposition de résolution avait été́ déposée devant la commission du Travail de la Chambre. Le mois de février est consacré à des discussions discrètes organisées par le ministre du Travail Colliard, notamment avec quelques grands responsables patronaux. En mars 1919, le ministre demande à une commission tripartite d’examiner la question du « principe » de la journée de huit heures ou de la semaine de 48 heures. La décision politique du gouvernement Clemenceau est prise, mais le contenu est laissé à la négociation à trois sur la base de l’avant-projet Fontaine. Hormis le principe, tout peut être discuté. La commission se réunit du 15 mars au 7 avril.

La discussion est vive. La délégation patronale est violemment contre les huit heures. Elle ne veut pas en entendre parler. Les faits économiques semblent lui donner raison : la France, saignée, va manquer de bras d’autant que sa natalité́ est traditionnellement faible, les régions du Nord sont à reconstruire, la concurrence internationale va être féroce, or les huit heures vont diminuer la production et augmenter

Le coût de la vie. C’est le moment de retrousser les manches, « pas de travailler moins», proteste l’un d’eux. La délégation patronale finit pourtant par se rallier, contrainte et forcée, la mort dans l’âme, voyant que la décision politique est prise, que la loi sera votée, et que sa participation peut permettre d’ « en atténuer les dangers ».

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Les patrons acceptent « le principe des huit heures » sous réserve de trouver un accord sur quatre conditions : 1° le principe des 8 h doit pouvoir se décliner de toutes les manières possibles : hebdomadaire (48 h), décadaire, mensuelle, annuelle même ; 2° la possibilité́ de délais et paliers pour l’application dans certaines branches et régions (dévastées notamment) ; 3° doivent être introduites des dérogations permanentes pour certaines taches à accomplir en dehors de l’horaire général ; 4° des dérogations temporaires pour surcroits de travail extraordinaires sont à introduire.

Avec l’accord du Conseil des ministres, il est déposé́ sous forme de projet de loi à la Chambre des députés, et immédiatement examiné par la commission du Travail. Le projet à peine amendé est adopté par la Chambre dès le 17 avril et transmis aussitôt au Sénat qui l’adopte en urgence sans modification et à l’unanimité́ dès le 23 avril 1919 ! La durée du travail est fixée à huit heures, mais des règlements d’administration publique détermineront dans les branches et régions les délais et modalités de cette « limitation journalière »… Cette « variante, remarque un participant, donnera au texte quelque élasticité́ ». (Désolé pour les références à la cgt, mais on n’existait pas à l’époque)

forfait jour

il n’y aurait plus besoin d’un accord collectif pour passer au forfait jour avec un salarié dans une entreprise de moins de 50 salariés. Rappelons que le forfait-jour est un régime dérogatoire aux 35 heures.

astreintes non payées…

Autre changement, le temps d’astreinte, pendant lequel un salarié n’est pas dans l’entreprise mais doit rester disponible si son employeur l’appelle à tout moment, serait considéré comme du temps de repos, et non du temps de travail effectif.

Quant au temps de travail des apprentis, il passerait à 10 heures maximum par jour contre huit aujourd’hui, et à 40 heures hebdomadaires maximum, le tout sans avoir à obtenir l’accord de l’inspection et de la médecine du travail.

Des règles très souples en l’absence d’accord (PME – PMI)

le projet de loi prévoit souvent qu’en l’absence d’accord collectif, l’employeur puisse, sous certaines conditions, organiser les choses de son propre chef. (l’astreinte et forfait jour). L’employeur pourrait « appliquer (ces) accords type à travers un document unilatéral indiquant les stipulations (qu’il aurait) retenu ».

heure supplémentaire

Toute heure supplémentaire au-delà doit faire l’objet d’une majoration salariale, ou d’un repos compensateur.

Cependant, le taux de cette majoration salariale peut être négocié au niveau de l’entreprise ou de l’établissement (ou à défaut de la branche), mais « il ne peut être inférieur à 10% », précise le texte, cela sous-tend que les majoration de 25 et 50 % pourraient être « édulcorées »… . Myriam El Khomri a assuré qu’elle ne souhaitait pas descendre en dessous… (10 %) magnanime qui plus est…

Cependant est fort heureusement, en l’absence d’accord sur les heures supplémentaires elles restent identiques à ce qui est prévu par la loi aujourd’hui : majoration de salaire de 25% pour chacune des huit premières heures supplémentaires, les heures suivantes donnant lieu à une majoration de 50%.

Les indemnités aux prud’hommes fortement plafonnées

En cas de licenciement abusif, l’employeur condamné aux prud’hommes doit verser au salarié des indemnités. Celles-ci seraient plafonnées selon le barème suivant (applicable quel que soit la taille de l’entreprise) :

  • trois mois de salaire pour un salarié avec une ancienneté inférieure à deux ans,
  • six mois de salaire pour une ancienneté d’au moins deux ans et de moins de cinq ans,
  • neuf mois de salaire pour une ancienneté d’au moins cinq ans et de moins de dix ans,
  • douze mois de salaire pour une ancienneté d’au moins dix ans et de moins de vingt ans,
  • et quinze mois de salaire pour une ancienneté d’au moins vingt ans.

Des juges « robotisés » réduits a cocher la bonne case pour réparer le préjudice. Passe à la trappe avec perte et fracas les dommages et intérêts pour préjudice distinct et autres et SURTOUT l’appréciation souveraine des juges du fond.

Les causes de licenciement économique modifiées

Pour limiter « l’interprétation du juge », le motif économique du licenciement, serait désormais inscrit clairement dans la loi qu’un licenciement économique peut être consécutif :

  • à la cessation d’activité de l’entreprise,
  • à des mutations technologiques,
  • à une « réorganisation de l’entreprise nécessaire à la sauvegarde de la compétitivité »,
  • ou à « des difficultés économiques caractérisées soit par une baisse de commandes ou du chiffre d’affaires pendant plusieurs trimestres consécutifs en comparaison avec la même période de l’année précédente, soit par des pertes d’exploitation pendant plusieurs mois, soit par une importante dégradation de la trésorerie, soit par tout élément de nature à justifier de ces difficultés ».

Un accord de collectif de branche fixerait la durée de la baisse de commandes ou du chiffre d’affaires en question (pas en-dessous de deux trimestres consécutifs, toutefois) ou des pertes d’exploitation (sans aller en-dessous d’un trimestre). En cas d’absence d’accord de branche, ces durées seraient respectivement de quatre trimestres consécutifs (pour la baisse de CA), et un semestre (pour les pertes d’exploitation).

Ignorance et incompétence notoire… C’est grave docteur

Si Madame la ministre connaissait un temps soit peu ses dossiers, elle saurait que la définition du motif économique a été bordé par la cour de cassation qui depuis belle lurette considère comme motif économique les critères précités.

Mais il y est ajoutée une « nouveauté »  le fameux « ou » qui permettra  de licencier dés l’apparition de soucis dans la société.

certains entrepreneurs pourraient profiter de difficultés « momentanées » pour licencier, sachant que l’activité reprendra…Passe à la trappe…  le maintien dans l’emploi, le reclassement, et surtout que les difficultés soit avérées, démontrées et durable dans le temps et sans oublier la priorité de réembauchage pour les salariés licenciés.

enfin, quid du chômage partiel ? dispositions qui permettent justement à une société de passer les moments difficiles et de maintenir l’emploi.

Des accords de maintien dans l’emploi « offensifs » créés

Une entreprise en bonne santé aurait le droit de passer un accord collectif « conclu en vue de la préservation ou du développement de l’emploi » et de l’imposer aux salariés, à condition que cela ne baisse pas leur rémunération. L’accord prévaudrait donc sur leur contrat de travail. Le salarié qui refuserait de travailler plus serait licencié (il s’agirait d’un licenciement reposant sur une cause réelle et sérieuse, et non d’un licenciement économique).

Le contrat de professionnalisation « sans contraintes »

Comme le voulait le Medef, à titre expérimental, jusqu’au 31 décembre 2017, des contrats de professionnalisation très souples pourraient être conclus entre des entreprises et des demandeurs d’emploi, « notamment les moins qualifiés et les plus éloignés du marché du travail ». Ces personnes en contrats pro pourraient acquérir dans l’entreprise des compétences professionnelles ne correspondant pas forcément à une formation enregistrée au répertoire national des certifications professionnelle, ou reconnue dans les classifications d’une convention collective nationale de branche ou ouvrant droit à un certificat de qualification professionnelle de branche ou interbranche.

Autres mesures…

Le projet de loi, d’environ 130 pages, comporte une foule d’autres mesures, relatives à la restructuration des branches, à des nouvelles règles pour la représentativité patronale, aux moyens alloués aux délégués syndicaux et à la formation des salariés mandatés, aux plateformes collaboratives, au droit à la déconnexion, au renforcement de l’apprentissage, à l’inspection et à la médecine du travail, etc.

Le dialogue social selon le gouvernement… La ministre envisage le 49-349.3

la ministre du Travail a laissé entendre que le gouvernement pourrait « prendre ses responsabilités » et faire passer son projet de loi de réforme du code du travail sans vote, avec l’article 49.3.

Une loi anti salarié ! C’est du Gerhard Schröder qui en son temps avait affaiblit et cassé (syndicats – normes collectives) en Allemagne pour « favoriser » l’emploi » qui a vu l’émergence des « mini jobs » à 400 euros pas mois… (7 millions de « salariés »)

Un gouvernement d’épicier niveau employé aux écriture… au service de lui même

Mais que diable aller t-il faire dans cette galère…

  1. BADINTER personnalité qui force le respect de par son parcours, ses convictions qui toujours a proné la « protection » par la loi du citoyen. Le gouvernement est allé le chercher pour envellopper d’un joli ruban ladite réforme… Pas de doute ! les fourberies théatrale de molière sont rejoués…

Nivellement par le bas pour être au niveau des autres pays…l’Europe…

 La France doit assouplir le marché du travail – Jean Pisani-Ferry et Henrik Enderlein (rapport européen) estiment que la France, doit notamment assouplir son marché du travail… 

Pour cela, ils conseillent à Paris… 

  • de donner aux entreprises la possibilité d’aménager plus facilement le temps de travail;
  • encourager l’embauche à durée indéterminée
  • rendre les coûts et délais des licenciements « plus prévisibles »
  • enrayer les hausses de salaire déconnectées de l’activité en allongeant à trois ans au lieu d’un an le délai entre négociations salariales, ou en revoyant le mode de calcul du Smic

Tiens donc ! Cela ressemble bigrement au projet de loi sur le code du travail… du gouvernement 

The big problème ! ils vendent leur réforme comme une « solution » alors qu’il s’agit ni plus ni moins d’un nivellement par le bas…

« il n’y a plus d’hommes d’états, mais des hommes politiques… »