Vive la femme…


femmeLes femmes payées 59 jours de moins par an que les hommes

Le 2 novembre marque le jour de l’année où les femmes en Europe cessent de percevoir un salaire quand les hommes continuent d’être payés jusqu’au 31 décembre

Avec un salaire inférieur en moyenne de 16,3% par rapport aux hommes, les femmes européennes sont payées 59 jours de moins par an que les hommes.

Tant et si bien que depuis le lundi 2 novembre c’est un peu comme si elles travaillaient pour des prunes ont relevé dans un communiqué Frans Timmermans, le vice-président de la Commission européenne et deux autres commissaires. «Lundi 2 novembre marque le jour de l’année où les femmes en Europe cessent de percevoir un salaire quand les hommes continuent d’être payés jusqu’au 31 décembre» ont-ils fait savoir.

Pour eux, cet écart de salaire «n’est pas seulement injuste, injustifié et inacceptable à court terme», il l’est aussi à long terme car «il s’accumule tout au long de la carrière d’une femme et se traduit par un écart encore plus significatif de retraite, avec des pensions pour les femmes inférieures de 39% à celles des hommes.»

Le 6 novembre pour les Françaisestravail egal

Et l’optimisme n’est pas encore de mise. «Au rythme actuel, les écarts de salaire entre sexes se réduisent si lentement que nous devrons attendre 70 ans, soit deux générations, pour atteindre l’égalité salariale,» déplorent les commissaires.

Ce 2 novembre s’entend pour les salaires en Europe. Mais la France ne peut guère claironner. Dans l’Hexagone, l’écart de rémunération entre hommes et femmes est légèrement inférieur à la moyenne européenne et se situe à 15,2 % selon les statistiques récentes . En reprenant la même méthode que la Commission européenne, les Françaises, elles, commencent à travailler «pour rien» le vendredi 6 novembre.

Et ce n’est pas fini…

L’écart de salaire entre hommes et femmes s’élevait à 16,4% en 2013 dans l’Union européenne, et les pays du nord de l’Europe sont loin d’être les plus vertueux, selon des chiffres publiés jeudi par l’office européen de statistiques Eurostat.

C’est l’Estonie qui compte l’écart de rémunération entre hommes et femmes le plus élevé: il atteignait 29,9% en 2013. Suivent l’Autriche (23,0%), la République tchèque (22,1%) et l’Allemagne (21,6%).

A l’inverse, c’est en Slovénie que l’écart était le plus faible (3,2%), suivie par Malte (5,1%), la Pologne (6,4%), l’Italie (7,3%) et la Croatie (7,4%).

La France se situe dans le milieu de tableau, avec un écart de 15,2%, comme la Suède.

L’écart a diminué depuis 2008manif

Par rapport à 2008, l’écart a diminué dans une majorité de pays de l’UE, mais a augmenté dans une dizaine d’autres comme au Portugal, où il s’est accru de 3,8 points de pourcentage à 13,0%.

Égalité femme-homme : la France se classe 15ème au niveau mondial (février 2016)

Le Forum économique mondial plus connu sous le nom de « Forum de Davos » en suisse réunissant les « élites »…

Pour la petite histoire : le Forum de Davos a été créé par un universitaire allemand, habitant et enseignant en Suisse, Klaus Schwab. Impressionné par Le Défi américain publié par Jean-Jacques Servan-Schreiber en 1967, ce jeune enseignant, qui avait étudié en partie au Massachusetts Institute of Technology (MIT, université située près de Boston, considérée comme leader en sciences et technologie), souhaitait y répondre en lançant un « défi européen ». Pour cela, il fonde une association, l’European Business Leaders, et organise un premier symposium en 1971, financé notamment par Raymond Barre, alors commissaire européen aux affaires économiques.

Donc, ledit forum a publié son rapport annuel sur les inégalités femme-homme.

Au programme : l’évaluation et le classement de plus d’une centaine de pays sur l’égalité entre les sexes en matière d’accès à l’éducation, à la santé, au pouvoir politique et à l’économie du pays.

Le rapport montre tout le travail qu’il reste à faire avant que le monde ne soit égalitaire. Bon, cela n’est pas une découverte en soit, il suffit de respirer pour en être convaincu !

Les femmes gagnent le salaire des hommes en 2006manif2

Le revenu moyen (De 2006 à 2015) d’une femme a augmenté de 5000 (en dollars) : elle gagne désormais 11.000 (en dollars) annuels, soit le salaire moyen d’un homme en 2006. Les messieurs, eux, ont vu leur revenu augmenter de 10.000 (en dollars) en dix ans, pour atteindre 21.000 (en dollars) annuels en moyenne.

Le classement de 145 pays en matière d’égalités femme-homme

Depuis dix ans, le Forum économique mondial analyse en détail quatre domaines : l’accès à la – et à l’éducation – la participation des femmes à l’économie et à à l’exercice du pouvoir politique

La France, elle, est positionnée à la quinzième place, après le Rwanda, les Philippines, la Slovénie, la Nouvelle-Zélande ou encore le Nicaragua.

Cependant, la France est classé au 132ème rang en termes d’égalité de salaire pour un travail similaire. L’écart de salaire annuel moyen entre femme et homme s’élève à 7688 dollars (soit 6888 euros).

Et pourtant… toute leur place dans l’histoire (comme le prouve les différentes photos)

des femmes, pour la première fois distinctement, pendant la Révolution

Dès les premiersguillot de la Révolution, la question des femmes est soulevée.  Par des hommes comme Condorcet (Essai sur l’admission des femmes aux droits de cité) ou des femmes comme Olympe de Gouges, qui proclame en 1791 une Déclaration des Droits de la femme et de la citoyenne. Elle demeure très isolée. Très actives lors des journées révolutionnaires (5-6 octobre 1789, 10 août 1792), revendiquant avec  Théroigne de Méricourt de porter les armes, les femmes restent exclues de la citoyenneté.

Olympe de Gouges est même guillotinée pour avoir voulu « être homme d’État ». Après la Terreur, les rassemblements de plus de 5 femmes deviennent illégaux.

Un quotidien très dur pour les femmes
Qu’ils soient hommes politiques, philosophes ou médecins, les hommes  réaffirment l’infériorité naturelle de la femme, mineure à vie, dont la place est naturellement au sein de la famille dominée par le mari. C’est la philosophie du Code napoléonien, aggravé par l’alliance entre l’Église et la Restauration (1815-1830). Le divorce est ainsi supprimé en 1816… « La femme est une propriété que l’on acquiert par contrat ; elle est mobilière car la possession vaut titre; enfin la femme n’est à proprement parler qu’une annexe de l’homme… » écrit Balzac dans la Physiologie du Mariage.
Juridiquement, la femme est incapable (c’est seulement en 1907 que l’épouse pourra disposer de son salaire – tout en étant souvent le « ministre des finances » dans les milieux populaires ; sa correspondance sera contrôlée jusqu’en 1938

La III° République, issue de la chute de Napoléon III en septembre 1870, rétablit le suffrage « universel », mais sans y inclure les femmes. Victor Hugo, , le dénonce: « Il y a des citoyens, il n’y a pas de citoyennes. C’est là un état violent, il faut qu’il cesse ».

coup de poingUn mouvement suffragiste fait alors son apparition. Des militantes radicales, comme la socialiste Hubertine Auclert, multiplient les épreuves de force : refus de payer l’impôt (« Je ne vote pas, je ne paie pas »), manifestation, attaques d’urnes, candidature électorale. La presse parle alors de « suffragette », comme en Angleterre.

Tiens elles donnent aussi le « coup de poing »

La Journée internationale des droits des femmes est célébrée le 08 mars.

« Le 8 mars : un jour de rébellion des femmes travailleuses contre l’esclavage de la cuisine » (affiche soviétique de 1932)popov

Cette journée est issue de l’histoire des luttes féministes menées sur les continents européen et américain. Le 28 février 1909, une Journée nationale de la femme (National Woman’s Day) est célébrée aux États-Unis à l’appel du Parti socialiste d’Amérique. À la suite d’une proposition de Clara Zetkin en août 1910, l’Internationale socialiste des femmes célèbre le 19 mars 1911 la première Journée internationale des femmes et revendique le droit de vote des femmes, le droit au travail et la fin des discriminations au travail. Des rassemblements et manifestations ont dès lors lieu tous les ans.

Ce n’est qu’en 1977 que les Nations unies officialisent la journée, invitant tous les pays de la planète à célébrer une journée pour les droits des femmes.

Historique du droit des femmes

Les droits des femmes n’ont réellement commencé à évoluer en France qu’il y a quelques décennies.  

bref rappel, sur les deux derniers siècles de l’évolution des droits des femmes.

1791 : Olympe de Gouges rédige la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne »
1792 : La loi permet le divorce par consentement mutuel
1804 : Le code civil prévoit que : « le mari doit protection à la femme, la femme doit obéissance à son mari »
1920 : La loi assimile la contraception à l’avortement qui est considéré comme un crime
1938 : Suppressions de l’incapacité juridique de la femme mariée
1944 : Droit de vote et d’éligibilité pour les femmes.
1946 : suppression de la notion de « salaire féminin »
1956 : Fondation de « la maternité heureuse » qui devient en 1960 Mouvement Français pour le Planning Familial
1965 : Les femmes mariées peuvent exercer une profession sans l’autorisation de leur mari.
1972 : Reconnaissance du principe « à travail égal, salaire égal » – L’école polytechnique devient mixte : 8 femmes sont reçues
1983 : l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes
2012 : Loi relative au harcèlement sexuel.ouvrière

Retraite complémentaire, La gente féminine… quel dommage…

l’accord du 30 octobre 2015 des dommages collatéraux sur les femmes. En particulier, le système d’abattement qui est instauré aboutit à allonger d’un an la durée de cotisation exigée pour toucher sa pension (base et complémentaire) sans subir de décote.

Par exemple, une personne qui souhaite partir en retraite à l’âge légal (62 ans) et qui a la durée de cotisation exigée se verra néanmoins appliquer un abattement de 10 % sur sa pension complémentaire. Et ceci pendant trois ans. Pour ne pas subir l’abattement, elle devra rester en emploi un an de plus, jusqu’à 63 ans. Or, toute augmentation de la durée de cotisation pénalise davantage les femmes car elles ont aujourd’hui encore des carrières en moyenne plus courtes (CDD – temps partiels – mère au foyer etc.). Elles risquent donc plus souvent de voir leur pension amputée par cet abattement. Or celle-ci est déjà bien plus faible que celle des hommes. En effet, en 2014, la pension moyenne de l’Agirc servie aux femmes ne représente que 40,2 % de celle des hommes.

À l’Arrco, les femmes liquident leur retraite 8 mois plus tard que les hommes. La part de femmes subissant déjà une décote sur leur pension de base est supérieure à celle des hommes, et leur décote est en moyenne plus forte… Et elles devront donc bientôt subir également un abattement de 10 % sur leur pension complémentaire ? Ou prolonger leur activité d’un an, alors que dans de nombreux métiers, en particulier à dominante féminine (infirmières, aides-soignantes, etc.) les personnes arrivent déjà aujourd’hui épuisées à l’âge de la retraite ?

Que dire, du partage de l’effort contributif, lorsque 95 % des mesures de l’accord reposent sur la contribution des salariés et des retraités, contre seulement 5 % à la charge des entreprises.

Certes, il fallait faire quelque chose, cela n’est nullement contestable… Mais quand même !

 

ateliermanifftrevoiron

 

 

 

 

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